Si vous lisez ces lignes, c'est que vous êtes sur la toute nouvelle version de nicolas-housset.fr. Vous l'avez peut-être remarqué, le design a changé, la navigation est plus fluide, mais le plus grand bouleversement se trouve sous le capot.
Aujourd'hui, je vous raconte pourquoi et comment j'ai décidé de repartir d'une page blanche.
La chute : quand un plugin génère 200 000 fausses pages
Pour comprendre ce renouveau, il faut revenir à la fin de l'année 2025. L'ancienne version de ce site tournait sous WordPress. C'est un outil fantastique qui propulse une grande partie du web, mais il a son talon d'Achille : les plugins.
J'ai été victime d'une faille de sécurité majeure sur l'une de ces extensions, entraînant un piratage massif et particulièrement vicieux. Les hackers ne se sont pas contentés de faire tomber le site : ils ont virtuellement généré plus de 200 000 pages "fake" (des faux répertoires e-commerce et du spam) sur mon domaine, de manière totalement invisible.
Le résultat ? Mon référencement et mon positionnement sur Google ont été complètement pourris et détruits en un temps record. Je travaille d'ailleurs encore d'arrache-pied aujourd'hui pour nettoyer l'index de Google et faire disparaître ces milliers d'URL fantômes. Face à l'ampleur des dégâts, deux choix s'offraient à moi : colmater les brèches et croiser les doigts en espérant que ça tienne, ou prendre le mal à la racine.
J'ai choisi la deuxième option.
Le compromis technique : un moteur neuf en PHP sur l'ancienne base
J'ai pris la décision radicale de me passer complètement de WordPress pour le code du site. L'objectif ? Reprendre le contrôle total de mon environnement. J'ai donc tout redéveloppé from scratch (de zéro) en PHP et MySQL. Fini les usines à gaz et les mises à jour angoissantes d'extensions tierces.
Cependant, pour que la migration soit transparente et pour ne pas perdre des années de véritables articles, j'ai fait un choix pragmatique : j'ai conservé la structure de la base de données de WordPress. Mon nouveau code PHP sur-mesure vient simplement se "plugger" sur l'ancienne base. Cela me permet d'afficher mon historique instantanément, tout en me laissant une liberté totale sur le moteur d'affichage.
La méthode : créer un site en mode "Vibe Coding"
Le plus intéressant dans cette refonte n'est pas seulement le résultat, mais la méthode. Je n'ai pas tapé chaque ligne de code de manière traditionnelle. À la place, j'ai utilisé ce que l'on appelle le "Vibe Coding".
Concrètement, qu'est-ce que ça veut dire ? J'ai pris le rôle de chef d'orchestre face à l'Intelligence Artificielle. Au lieu de m'épuiser sur la syntaxe, j'ai donné la "vibe", la direction architecturale, les intentions de design et les règles de sécurité. L'IA a généré le code, tandis que je supervisais, validais et ajustais la structure globale. C'est une nouvelle façon de créer, infiniment plus rapide, où le développeur devient le véritable directeur technique de son propre projet.
Et maintenant ?
Le socle est désormais solide, rapide et sécurisé. La migration de mes vrais contenus est presque terminée. Avoir ma propre base de code me permet une liberté totale, et c'est exactement ce qu'il me fallait pour remonter la pente après cette attaque.
Le nettoyage SEO suit son cours du côté de Google, mais le plus important est là : le site est de nouveau à moi, à 100%. Je suis d'ailleurs déjà en train de bosser sur de nouvelles évolutions et fonctionnalités qui auraient été bien trop lourdes à mettre en place sur un CMS classique.
N'hésitez pas à vous balader sur le site et à me faire vos retours. Bienvenue dans ce nouveau chapitre !







